Terre et maison ancestrale
des Bélanger de Saint-Laurent

4e partie


Par ailleurs, contrairement à ce que j’ai précédemment mentionné dans cette généalogie, Joseph Robert n’a pas été propriétaire du lot 204 ni du lot 108. Il est possible qu’il ait construit la maison et qu’il ait fourni l’argent pour l’achat de la terre 204 et de la maison dessus construite pour en faire cadeau de noces à sa fille Marguerite et à son gendre Isaïe, mais je n’ai pas encore retracé aucune preuve écrite à ce sujet.

Suivant quelques extraits du Livre de Renvoi de la paroisse Saint-Laurent que j’ai analysé, le nom de Joseph Robert n’apparaît pas dans la liste des propriétaires des lots 104 à 118. Il est certain cependant que Joseph Robert habitait à cette époque le territoire de la paroisse de Saint-Laurent, à cause du certificat de naissance de sa fille Marguerite où le nom de Joseph Robert est mentionné comme cultivateur de Saint-Laurent. Joseph Robert est également inscrit sur le monument des Robert au cimetière de Saint-Laurent. Ce dernier habitait peut-être une autre partie du Bois-Franc, Côte-Vertu ou encore Côte-de-Liesse.

Lors de la rébellion des Patriotes en 1837-1838, Joseph Robert commandait le bataillon dont faisait partie les deux frères Sanguinet, descendants en ligne directe de l’ancêtre François Bélanger. Ces derniers ont participé à la bataille de Saint-Constant et de Laprairie et ils furent pendus avec d’autres patriotes à la prison située au «Pied du Courant».

La maison Robert appartient à un style fort répandu dans la région de Montréal durant la première moitié du XIXe siècle. Cette maison était pratiquement identique à la maison Dagenais, construite vers 1825, un peu plus à l’ouest sur le chemin Bois-Franc, mais qui a subi malheureusement le pic des démolisseurs, malgré toutes les démarches faites par le propriétaire pour qu’elle soit classée « maison du patrimoine ».



François Isaïe Bélanger s’est marié à Marguerite Robert le 8 janvier 1856 et la maison Robert a été occupée par nos ancêtres depuis ce temps.


André Bélanger
15 juin 2003