![]() |
Un cas exceptionnel ... la suite |
![]() |
| Malgré l'âge de Marie (13 ans) et de son amie Anne (12 ans), le mariage était possible vu qu'il existait des conventions prénuptiales écrites retardant
la date de consommation du mariage. Les ententes préalables intervenaient entre les parents de la jeune fille impubère et leur gendre. Au début de la
colonie, les femmes étaient peu nombreuses et il fallait peupler ce nouveau continent. L'équilibre de la population entre hommes et femmes ne sera établi
qu'avec l'arrivée des Filles du Roy. Le 16 août 1640, Marie âgée de 16 ans, donne naissance au premier descendant de notre ancêtre. |
| Le 3 février 1637, Jean Guyon et Zacharie Cloutier sont mis en possession de leur fief (mille arpents). Aucun document ne situe la date
exacte de l'occupation de l'établissement de François Bélanger à l'Ange-Gardien (démembrement de Château-Richer). Pendant combien de temps demeure-t-il
chez son beau-père ? Rien ne permet de le préciser. Les censitaires recevaient leur titre après avoir défriché leur lot, bâti dessus maison et dépendances... |
| La terre de Château-Richer a été partagée entre les 10 héritiers de François et de Marie, le 22 avril 1698. Par contre, la terre située au 6117, chemin Royal,
à l'Ange-Gardien, est toujours demeurée depuis 1654 la propriété des Bélanger, c'est-à-dire depuis la donation de Jean Guyon. Cette terre avait été promise à
Marie et à François bien avant 1654 et, de fait, ceux-ci l'ont défrichée, cultivée et entretenue avec leurs enfants. Charles aidait son père depuis sa tendre enfance
et rendu adolescent, il se chargea de faire fructifier la ferme. Après son mariage avec Barbe Cloutier, Charles a continué d'habiter la maison paternelle
avec ses propres enfants. Voilà pourquoi il était normal que François et Marie établissent leur fils aîné, en lui léguant la terre et les bâtiments de
l'Ange-Gardien. |
| François Bélanger avait bâti sa maison en retrait du chemin du Roy, sur la butte, là où le vieux puits est encore ajouré. L'actuelle demeure en pierres de chaux,
reconstruite il y a plus de cent dix-huit ans, est située au bord de la route, à l'est du village. Une partie des fondations et des poutres de la maison précédente aurait
servie dans la construction de la maison actuelle. Une promenade en voiture sur le sommet de la terre ancestrale offre une vue panoramique du fleuve et de l'Île d'Orléans.
On peut emprunter deux chemins carossables pour faire le tour de cette terre ... |
| Cette terre ancestrale est propre aux grandes cultures et aux pâturages. les récoltes servent aux bovins et aux chevaux de la ferme. De plus, les propriétaires actuels
continuent d'oeuvrer à la coupe du bois encore debout sur l'immense domaine. Au printemps, il y a quelques milliers d'érable à entailler. La cabane à sucre, vieille de deux
cents ans a été reconstruite en 1945. |
| Les Bélanger qui descendent de François et de Marie forment aujourd'hui une grande famille vieille comme le pays. Il s'agit de l'une des plus nombreuses familles du Québec,
après les Tremblay, les Gagnon, les Martin ... Nonobstant le fait que plusieurs milliers descendants de François et de Marie se soient exilés aux États-Unis ou dispersés dans
le reste du Canada, les Bélanger constituent l'une des plus nombreuses familles du Québec, aux vocations multiples. On y retrouve des agriculteurs, fermiers, commerçants,
industriels, ouvriers, hommes d'affaires et hommes de métier, membres de professions libérales, artistes, écrivains, politiciens, membres du clergé ... Nous pouvons être fiers de nos ancêtres et de ceux qui perpétuent leur mémoire, en conservant leur héritage à l'Ange-Gardien, Château-Richer et l'Islet. André Bélanger 2002 |