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Édouard Gohier Premier maire de Ville Saint-Laurent 5e partie |
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| Premier maire de la Ville de Saint-Laurent en 1893, Édouard Gohier occupe ce poste pendant douze ans. Il est à chaque fois
réélu par acclamation. Parmi ses principales réalisations, mentionnons la construction d’un hôtel de ville sur la rue de
l’église, en 1912 (voir photo ci-dessous) avec le poste des pompiers au rez-de-chaussée, le logement du chef de police et
les bureaux à l’étage. Il y eut aussi l’érection d’un bureau de poste sur la Grande Allée de Florence, devenue plus tard le boulevard Décarie (voir photo ci-dessous). L’endroit choisi par le gouvernement fédéral ne faisant pas l’affaire des citoyens, le Conseil de ville acheta le terrain situé à l’angle du boulevard Décarie et de la rue de l’Église et fit enlever de là la maison qui s’y trouvait, pour faire place à un grand bureau de poste qui fut construit cette année-là (1912). Ce bureau de poste a été démoli en 1958, pour être remplacé par un autre, beaucoup moins élégant qui, à son tour, a été fermé à la fin des années 1990, pour être converti en friperie. En 1911, Édouard Gohier et son conseil crée la Cour du Recorder, aujourd’hui la Cour Municipale. La Saraguay Light and Water alimente l’aqueduc à partir de la rivière des Prairies. L’administration Gohier installe également un premier système d'égout. Sous son règne, on confie à la Royal Electric Company le mandat d’électrifier la ville. Vu que cette compagnie ne respecte pas son contrat, elle est remplacée par la Cartierville Light and Power Company. Coincée à l’intérieur de ses frontières, la Ville doit, afin de poursuivre son expansion, réaliser des annexions au détriment de la municipalité de la paroisse. En 1896, elle annexe les terrains lotis de la Compagnie des Boulevards de l’île de Montréal (groupe Gohier, Cousineau et Ouimet), et en 1912, ceux de la Oliver Reid and Company. C’est dans ce dernier secteur que sont notamment ouvertes les rues Buchanan et Lindsay. L’une des premières industries à s’implanter à Saint-Laurent est la Compagnie de Tabac de Saint-Laurent. Il y a aussi la venue de la Dominion Chicory qui s’installe à la côte de Liesse et qui emploie jusqu’à 75 personnes. Alexandre Dorais ouvre sur la rue de l’église une manufacture de portes et châssis. La Banque de Ville-Marie est la première institution financière à avoir pignon sur rue à Saint-Laurent. Le collège de Saint-Laurent Profondément dévoué aux intérêts de ses compatriotes, désireux de sauvegarder leur intégrité française et catholique de plus en plus menacée, M. Henri Bourassa ne vit pas de meilleure forteresse à élever qu’un grand journal. Son action lui paraissait de beaucoup supérieure à l’action politique. Il entreprit donc la tâche difficile de l’établir. Contrairement au journal de Québec, l’Action Catholique (1908), il voulut appuyer le sien sur les laïcs plus encore que sur le clergé. Grâce aux relations multiples du Père Joseph Lalande, s.j., homme d’esprit pondéré et alors recteur du collège Sainte-Marie, ce dernier réunit un groupe d’hommes d’affaires bien nantis, mais surtout fervents catholiques, dont Édouard Gohier, G.N. Ducharme, président de la Banque d’Hochelaga, Joseph Lamoureux, Oscar Dufresne, S.D Vallières, Étienne Roby et quelques autres. Édouard Gohier y apporta son rare bon sens, sa connaissance des affaires, son attachement à l’Église, son enthousiasme pour les bonnes causes, et aussi, évidemment sa contribution financière. Ces hommes se réunirent dans les bureaux de M. Bourassa, rue St-Jacques, pour l’aider à établir solidement Le Devoir. Plus tard, quand les événements politiques amenèrent le journal, fidèle aux principes dont il était né, à porter de rudes coups au parti conservateur, Édouard Gohier, comme son ami G.N. Ducharme, ne broncha pas, malgré les instances répétées de ses anciens compagnons d’armes. Édouard Gohier - 4e partie <<
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