Qui était
François Bélanger ?
(3)


François Bélanger se montra généreux envers sa famille...

François Bélanger et Marie Guyon eurent douze enfants, 5 garçons et 7 filles. Mais l'une de leurs filles, Anne, ne vécut qu'un an et Guillaume mourut en bas âge. Les dix autres enfants feront souche, les filles s'alliant aux familles Chesnay (Chéné), Berson, Langlois, Rousseau, Maheu, Desserre, Grégoire, Ferté (Laferté) et Levasseur.

En se mariant, les filles étaient avantagées et elles ont participé pour les survivantes dans le règlement de la succession concernant la terre de Château-Richer et le résidu des biens de la Seigneurie de l'Islet. Quant à ses fils, Charles a reçu la terre et les bâtiments situés à l'Ange-Gardien. Comme aîné de la famille, Charles avait droit à la moitié de la Seigneurie appartenant à François, mais il a renoncé à sa part moyennant compensation. Lorsqu'il alla s'établir sur son fief à l'Islet, François amena avec lui deux de ses filles : Louise et Geneviève et deux de ses garçons, Louis et Jacques. Cependant, Louis le quittera bientôt pour s'établir sur une terre donnée par François sur le fief de Bonsecours. Cette terre est facile à localiser aujourd'hui puisque c'est Louis qui donna le terrain où est construite l'église de l'Islet. Pour sa part, Jacques recevra de son père une terre qui se situe plus à l'ouest du côté de Cap Saint-Ignace. François et Marie occupèrent le milieu des terrains de la Seigneurie.

Devenus vieux et sentant sa fin prochaine, François fit le 25 octobre 1685, la donation totale du résidu de ses biens à Jacques le dernier de ses fils "en récompense de ses bons et loyaux services envers lui et sa femme".

À sa mort, François laissait 62 petits-enfants dont 27 garçons et 32 filles, mais il avait déjà déploré la perte de 3 anonymes sur ce nombre de 62, plus 7 autres décédés en bas âge. Sur 52 petits-enfants vivants, 8 seulement avaient pour nom Bélanger. Ce sont eux qui répandirent le nom de Bélanger à travers le Québec, le Canada et les États-Unis.

Le règlement de la succession de François et de Marie donna lieu à
de multiples discussions, contestations et règlements à l'amiable.


En dépit de ses nombreuses qualités, François était procédurier, batailleur, parfois irascible, entêté et doué d'un mauvais caractère. Notre ancêtre ne cédait pas volontiers et il semble avoir eu goût pour les différends, querelles ou procès de toutes sortes.
  • Dans ses relations d'affaires avec son beau-frère Simon Guyon, le Conseil Souverain condamne François à payer à Simon le somme de 33 livres. (Jugement du Conseil Souverain, vol. 1, pages 606, 607 et 608)

  • Dans sa transaction avec Charles Aubert de la Chesnaye (Lachenaie), le notaire Becquet réussit non sans peine à faire signer quittance ou autres documents entre les parties.

  • Le 8 février 1670, il y a entente et reddition de compte entre François et le sieur Desprez devant le notaire Duquet.

  • L'affaire Massé Gravel :
    Le 21 avril 1670, le Conseil Souverain rejette l'appel de François Bélanger et il le condamne à l'amende et aux frais. De plus, François devra faire des excuses à l'Intendant en punition de son audace et de sa témérité et pour avoir importuné l'Intendant avec des procédures abusives. (Jugement du Conseil Souverain, vol. 1, p. 609 et 610)

  • Différend avec son gendre Bertrand Chesnay :
    Le notaire Becquet réussira le 25 février 1671, à faire signer une reddition de compte complète et finale entre les parties qui ont décidé d'un commun accord "de ne pas se faire aucun trouble..."

  • Le 5 septembre 1674, nouveau procès devant le Conseil Souverain avec Louis Lepare. Dans ce dossier, François agit comme tuteur de sa fille Mathurine.

  • Autre procès avec Massé Gravel pour bornage :
    Le 30 janvier 1674, le Conseil Souverain homologue l'entente à l'effet que "François Bélanger ne pourra plus importuner Massé Gravel..., non plus de l'inquiéter dans la jouissance de sa terre, ni non plus de le manger en frais de Cour". (Jugement du Conseil Souverain, vol. 1, p. 54, 55, 1011)

Ce fut là son dernier procès... Se sentant vieillir, notre ancêtre était devenu plus raisonnable, moins violent et il s'accomodait mieux avec tous ses voisins.

La conclusion ...


François Bélanger