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Qui était François Bélanger ? (2) |
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| Notre ancêtre était honnête, prudent, rigoureux, consciencieux, mais dur en affaires. Il était, semble-t-il, assez violent et
plutôt tenace et il ne cédait pas volontiers. Têtu, il tenait sans doute beaucoup trop à ses propres idées. Plus instruit peut-être
que la majorité de ses concitoyens, il croyair leur en imposer facilement et s'essayait de mille et une façons. Ce qui ne l'a pas
empêché d'acquérir de nombreux biens. D'abord, après avoir respecté son contrat d'engagement auprès du seigneur Robert Giffard, Olivier Le Tardif lui concéda le 2 juin 1650, six arpents huit perches de terre de front à Château-Richer, qui furent augmentés d'une perche cinq pieds le 24 octobre 1671 pour former en totalité la terre 58. François y était établi dès 1641, mais il dut d'abord défricher la concession avec son ami Macé Gravelle avant de recevoir son titre. Cet emplacement est situé au 7584, chemin Royal (coin Rhéaume). En 1654, Jean Guyon faisait donation à sa fille Marie et à son gendre François "en cadeau de noces" d'un lopin de terre de 20 perches de front à l'Ange-Gardien. Le 9 juin 1659, le gouverneur d'Argenson concéda à François "l'habitation de Toussaincts" (no 140) au Petit Cap, près du Cap Tourmente. Cette concession fut remise à Mgr Laval le 18 mars 1666. En 1663, année de la fondation du Conseil Souverain, le pionnier François Bélanger était devenu l'un des principaux habitants de la région et il avait la confiance des autorités de la Nouvelle-France et des colons. En 1667, le recensement général des habitants de la colonie note que François possède cinquante arpents en valeur et treize bestiaux, ce qui en fait l'un des plus riches propriétaires terriens de cette époque. Sentant ses forces diminuer lentement, François qui avait encore des fils à établir, songeait depuis quelques temps à se trouver un nouvel établissement plus convenable pour lui et les siens. Il demanda donc et obtint une "concession" mais cette fois du côté sud du fleuve où, semblait-il, il y avait plus d'avenir. Cette concession avec titre du fief et Seigneurie lui fut concédée le 1er juillet 1677 par Louis de Buade, comte de Frontenac, alors gouverneur. Après quarante ans de lutte et de travail incessant, voilà l'ancêtre devenu tout à coup seigneur de Bonsecours (L'Islet). La concession sera enregistrée par le Conseil Souverain le 24 octobre 1680. Ne possédant rien à son arrivée dans la colonie en 1634, notre ancêtre devint l'un des hommes les plus riches et influents et il sut en faire bénéficier ses enfants. François se montra généreux envers sa famille ... |