Matériaux de construction
et particularités



La maison Chevalier fut construite avec trois types de pierre. Les murs furent faits de pierre dite de "l'Ange-Gardien". Il s'agit d'un grès dont la couleur varie du gris au brun rouille et qui se débite aisément en bloc. Le contrat de construction du 20 mars 1752 stipule que la pierre de Beauport, une pierre calcaire, servit à élever les voûtes où se trouve un puits datant d'une époque antérieure. La pierre de Pointe-aux-Trembles, également calcaire mais dont le grain plus gros facilite la taille, fut utilisée pour faire les ouvertures des portes et des fenêtres.


Les bois utilisés dans la construction des maisons étaient de diverses essences au XVIIe siècle mais vers 1750, c'est le pin blanc qui sert le plus souvent, notamment pour les charpentes, planchers, toits et plafonds. Le bardeau de cèdre fut souvent utilisé pour recouvrir les toits. Ceux-ci étaient aussi recouverts plus simplement de planche, ou plus judicieusement d'ardoise ou, comme pour la maison Chevalier, de tôle dite "à la canadienne", selon une méthode qu'aurait expérimentée l'ingénieur Chaussegros de Léry, vers 1742.


Enfin, il faut noter qu'il existe de grandes différences entre l'aspect actuel de la maison et son état d'origine. À titre d'exemple, signalons que les murs ne sont pas recouverts de crépi ainsi que le contrat de construction le stipule. Plus remarquable encore, la majestueuse façade actuelle, orientée vers le fleuve Saint-Laurent, n'était à l'origine que l'arrière de la maison. Quoique ne relevant pas de l'authenticité historique, ce détail contribue à accentuer l'aspect monumental recherché lors de sa restauration.

(Source : La Maison Chevalier, feuillet publié par le Musée de la Civilisation) 


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